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Le vol à voile permet à des pilotes de planeurs, les vélivoles, d'utiliser les courants aériens ascendants ou « ascendances » pour réaliser des vols sans autre énergie que celle de l’atmosphère une fois la mise en l’air effectuée.

 

L'activité se pratique tant en loisir qu'en activité sportive avec ses compétitions. L’objectif, outre le plaisir et la sensation de liberté, est alors de parcourir la plus grande distance possible, soit à but fixé en un minimum de temps, soit en circuit libre où seule la distance importe, ou encore sur la plus longue distance avec une durée requise.

 

L’HISTOIRE DU VOL A VOILE

 

L’histoire du vol est voile est assimilée à celle de l’aviation puisqu’il s’agit de voler sur un aéronef plus lourd que l’air.

 

Guillaume Resnier réalisa le premier vol avec une aile à Angoulême début 1800. Otto Lilienthal, véritable pionner, effectua plusieurs vols planés entre 1891 et 1896 à proximité de Berlin. Les frères Wright de Caroline du Nord sont reconnus pour avoir été les premiers aviateurs à réaliser, début 1900, un vol plané avec une machine contrôlable ayant un dispositif d’envol.

 

Le vol sans moteur remonte quant à lui à l’entre deux-guerres pendant laquelle l’Allemagne a été contrainte à ne construire que des machines sans moteur. Les allemands découvrirent alors les différentes méthodes d’exploitation des courants aérologiques et notamment des masses d’air ascendantes, ce qui leur permit de voler plus loin et plus longtemps. Répandu depuis dans de très nombreux pays, le vol à voile est resté un savoir-faire allemand inégalable (construction, performance).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES BASES DU VOL A VOILE

 

Le vol à voile consiste à passer dans des masses d’air dont les vitesses d’ascension sont plus élevées que la vitesse de chute du planeur, ce qui lui apporte de l’énergie. Pour ce faire, il lui convient de réaliser des cercles à l’intérieur des ascendances pour les exploiter au mieux (montée en spirales). L’objectif est d’atteindre la plus haute altitude possible pour chaque ascendance. L’altitude du planeur devient alors son carburant : on dit qu'il « fait le plein ». Les reprises d’altitude ont lieu tous les 7/8 kms pour un pilote débutant, et jusqu’à 25 kms, voire beaucoup plus, pour un pilote confirmé.

 

Les différentes masses d’air ascendantes sont :

  • les courants aériens thermiques, résultat des différences de température et de l’échauffement du sol par le soleil, créant ainsi des colonnes d’air chaud (pompes) permettant au planeur de s’élever jusqu’à atteindre la base d’un nuage (cumulus) et de prendre ainsi de la vitesse (généralement du printemps au début de l'automne) ; 

  • les ascendances dynamiques dues à l’effet de pente lorsque le vent frappe un relief et est obligé de passer par-dessus, celles-ci allant jusqu’à 700 m au-dessus de la ligne de crête en fonction de la forme de la pente et de la force du vent, étant entendu que les pentes exposées au soleil offrent aux vélivoles des ascendances à la fois thermiques et dynamiques ;

  • le vol d’onde qui dépend à la fois des reliefs et de la météo et qui permet de monter encore plus haut (au-delà de 10 000 m) grâce à des zones dites de « ressauts » où les nuages, appelés lenticulaires, forment parfois comme des piles d’assiettes au-dessus des chaines de montagnes.

 

Généralement, les vols varient de quelques heures à  une dizaine d’heures. Les distances parcourues vont jusqu’à plus de 1000 kilomètres.

 

LE DECOLLAGE

 

Celui-ci s’effectue principalement, soit avec l’aide d’un avion remorqueur qui amène le planeur dans un endroit propice aux ascendances, soit avec un treuil qui propulse le planeur à la façon du cerf-volant à une altitude entre 300 et 500 m à la verticale du terrain.

 

Le décollage autonome est quant à lui réservé aux planeurs qui sont équipés d’un moteur et d’une hélice, soit fixes, soit rétractables.

 

 

LES RECORDS

A ce jour (début 2016), Klaus Olhman détient le record de distance avec un vol de 3009 kms et Steve Fosset celui d’altitude avec 15 460 m.

LE VOL DE LOISIR

 

Le vol local désigne le vol d’un planeur qui ne s’éloigne pas de l’aérodrome de décollage de façon à pouvoir atterrir rapidement. Ce vol permet de se faire plaisir tout en restant dans un rayon d'une dizaine de kms du terrain de départ.

 

Le vol sur la campagne, avec ou sans but fixé, permet quant à lui de s’éloigner pour réaliser des vols de distance. Pour voler en toute sécurité, le pilote se déplace d’un point à un autre en restant constamment à proximité d'une zone atterrissable.

 

ALLER AUX VACHES

 

Si les conditions météorologiques sont mauvaises, ou pour toute autre raison, lorsqu'un pilote ne peut rejoindre un aérodrome, il prend la décision de poser son planeur dans un champ. On dit qu'il se "vache" ou qu'il est "aux vaches". Le planeur est alors démonté, mis dans une remorque et ramené au terrain pour y être remonté.

 

LES COMPETITIONS

 

Si certains pilotes volent pour les notions de liberté et de plaisir, d’autres pratiquent la compétition.

 

Les compétitions font appel à la capacité des pilotes et (co-pilotes) à utiliser au mieux l’aérologie, au même titre qu’ils se confrontent à leur talent de pilotage. L’idée générale est de réaliser le plus rapidement possible un circuit comprenant un certains nombres de points que le pilote doit survoler (les points de virages). Des variantes existent telle que celle qui consiste à parcourir la plus grande distance dans un temps donné et à revenir au terrain.

 

LA VOLTIGE

 

Le planeur est également utilisé en voltige aérienne où la technique et la maitrise du pilotage atteignent leur sommet. En compétition, le planeur doit effectuer un certain nombre de figures : vol inversé, looping, tonneau, cloche, … Le maximum de points est donné pour la manœuvre la mieux réalisée.

 

L’APPRENTISSAGE

 

La Licence de Pilote de Planeur est obtenue après un examen théorique (aérodynamique, navigation, météorologie, facteurs humains) et un examen pratique (vols en biplace avec instructeur et double commandes, pilotage de base, exploitation des thermiques).

 

Généralement, après une vingtaine d’heures, l’élève est lâché pour 10 vols solos (dont un vol de plus d’1h) avant que de pouvoir passer son Brevet de Pilote Planeur et de voler en local.

 

Pour obtenir l’insigne d’argent délivré par la Fédération Aéronautique Internationale (FAI), le pilote doit réaliser un vol de plus de 5 heures, un gain d’altitude de 1000 m et une épreuve sur 50 kms. Pour l’insigne d’or, il faut réaliser un vol de campagne de 300 kms et un gain d’altitude de 3000 m. Pour l’insigne de diamant, on passe respectivement à 500 kms et 5000 m.

 

En France, l’emport de passagers est possible après un vol de contrôle avec instructeur et après avoir acquis l'expérience nécessaire en tant que commandant de bord.

 

L’autorisation de vol sur la campagne, permettant des vols de distance, est quant à elle accordée après une formation spécifique (atterrissage en double et solo en dehors du terrain, vol de 50 kms).

 

LES CLUBS

 

Cette activité se pratique généralement dans des clubs.

 

L’Aéroclub International de Sisteron est l’un des tout premiers clubs de vol à voile en France.

 

LA FEDERATION FRANCAISE

 

FFVV - Fédération Française de Vol à Voile

http://ffvv.org

 

 

 

 

 

 

 

 

France 3 : "Le vol à voile, c'est pas sorcier."